Comprendre comment le bruit passe d'une pièce à l'autre
Avant de choisir une solution, il faut savoir à quel bruit on a affaire. Les plaquistes en distinguent deux grandes familles. Les bruits aériens, d'abord : les voix, la musique, la télévision, un enfant qui joue. Ils naissent dans l'air, frappent la paroi, la font vibrer, et cette vibration remet en mouvement l'air de la pièce voisine. Les bruits d'impact, ensuite : une porte qui claque, des pas, une chaise qu'on traîne, un meuble qu'on cogne contre le mur. Ceux-là naissent directement dans la structure et voyagent à travers elle.
Entre deux pièces d'un même logement, c'est le plus souvent le bruit aérien qui gêne. Et c'est une bonne nouvelle, car c'est celui que l'on sait le mieux traiter avec une cloison bien conçue. Les bruits d'impact, eux, demandent de couper les liaisons rigides entre la paroi et le reste du bâtiment.
Il faut aussi comprendre que le son ne prend pas un seul chemin. Une partie traverse directement le mur qui sépare les deux pièces : c'est la transmission directe. Mais une autre partie contourne cet obstacle, par le plafond, par le sol, par les murs perpendiculaires, par une gaine ou un conduit commun : ce sont les transmissions latérales. C'est pour cela qu'un mur isolé avec soin peut décevoir s'il est entouré de chemins faciles. Réduire le bruit entre deux pièces, c'est donc chercher toutes les voies de passage, puis traiter d'abord les plus faibles.






